Les requins, poissons cartilagineux appartenant au super-ordre des selachimorpha

Les requins sont des poissons cartilagineux appartenant au super-ordre des selachimorpha.
Ils sont apparus il y a environ 350 millions d’années.
Ils ont adopté leur forme actuelle depuis le crétacé, il y a 100 millions d’années, signe d’une adaptation parfaite à leur milieu.

Ils font partie de la classe des chondrichthyens qui regroupe, les raies et les chimères (animaux fantastiques).
Ils sont répartis en 465 espèces, organisées en 35 familles, présentes dans tous les océans du globe.

Seulement une douzaine d’espèces sont considérées comme dangereuses pour l’homme.

En effet, la plupart des requins sont des prédateurs, voire des superprédateurs pour certains, mais les plus grandes espèces comme le requin baleine ou le requin pélerin ne se nourrissent que de plancton en filtrant l’eau de mer.

Parmi toutes les espèces de requins, seules cinq sont qualifiées de dangereuses compte tenu de leur taille et de leur régime alimentaire :
le requin tigre, le requin blanc, le requin bouledogue, le requin mako et le requin longimane.

Le requin n’est tout de même pas un animal inoffensif, ne rêvons pas!!
Quasiment n’importe quel requin de plus d’un mètre est potentiellement dangereux, toutefois le nombre d’accidents est extrêmement faible : entre 57 et 78 attaques de requin non provoquées par an (statistiques de l’ISAF entre 2000 et 2004) dans le monde entier.

Le danger n’est pas forcément lié à une morsure, un coup de queue peut aussi être très dangereux, comme de la part de mammifères marins (orque, baleine).
En effet, du fait de sa structure, la peau de l’aileron d’un requin peut s’avérer aussi tranchante qu’une lame de rasoir et ainsi provoquer de graves blessures par simple frôlement.

DESCRIPTION DU REQUIN

Le requin se caractérise par sa silhouette fuselée, particulièrement hydrodynamique, et ses nageoires pectorales, dorsales et caudale hétérocerque (de forme asymétrique).
Son squelette est entièrement cartilagineux et le requin possède de cinq à sept fentes branchiales latérales selon les espèces.

La taille du requin varie selon les espèces, de 15 à 20 cm pour les plus petits, comme le requin nain et le requin pygmée, à plus de 18 mètres pour le plus grand, le requin baleine.

Sa peau est rugueuse, recouverte d’innombrables denticules cutanées, des écailles osseuses placoïdes d’origine dermique et épidermique, qui le protègent contre les parasites et améliorent sa pénétration dans l’eau.

Les machoires du requin présentent des particularités uniques dans le monde animal.
Elles sont entièrement mobiles, indépendantes et garnies de plusieurs centaines de dents réparties sur plusieurs rangées.
Seule la dernière rangée est fonctionnelle, les autres étant des dents de remplacement.

Les dents (dont la forme varie selon les espèces) sont renouvelées en permanence tout au long de la vie du requin et sont spontanément remplacées par une dent de la rangée suivante lorsqu’elles tombent ou sont abîmées.
Fixées sur un tissu fibreux très solide, elles se redressent vers l’extérieur lorsque le requin ouvre la gueule, ce qui lui permet de mordre plus facilement une proie et de la maintenir fermement grâce à la concavité des dents.

Son foie (qui peut représenter jusqu’à 25 % de son poids) est constitué à 90 % de squalène, et lui sert principalement à compenser son absence de vessie natatoire pour se stabiliser, mais également de réserve énergétique.

SQUALAMINE : Cette substance extraite de l’estomac du requin, pourrait être efficace dans le traitement des tumeurs cancéreuses. La squalamine affamerait les cellules cancéreuses en inhibant l’angiogenèse, c’est à dire la formation de petits vaisseaux qui irriguent les cellules.

OU VIVENT LES REQUINS?

Les requins sont présents dans toutes les mers et tous les océans du globe, à l’exception de l’Antarctique.
Certaines espèces, comme le requin bouledogue, sont capables de vivre en eau douce ou peu salée (fleuves, rivières, estuaires, lacs).
Ils leur arrivent de remonter certains fleuves jusqu’à plus de 3 000 km à l’intérieur des terres, comme par exemple dans le Zambèze et le lac Victoria, en Afrique.
Des membres d’une espèce vont même se reproduire dans le Lac Titicaca, en Amérique du Sud.
Certaines espèces sont pélagiques (vivants en pleine mer), d’autres côtières.
on trouve des requins depuis la surface jusqu’à 2 500 mètres de profondeur environ.

COMMENT LES REQUINS SE DEPLACENT-ILS?

Les requins utilisent essentiellement leur nageoire caudale pour se mouvoir.

Afin de respirer, ils sont obligés de nager en permanence, même à faible vitesse, afin de maintenir un courant d’eau apportant suffisamment d’oxygène à leurs branchies. Il arrive cependant que certains requins, plus particulièrement ceux vivant à proximité de récifs, se reposent sur le fond en se mettant face au courant, ce qui est suffisant pour qu’ils capturent l’oxygène nécessaire à leur métabolisme.

Certaines espèces, comme le requin mako, sont capables d’atteindre des vitesses de pointe de l’ordre de 50 km/h.
Les denticules présents sur la peau des requins provoquent des micro-perturbations qui facilitent l’écoulement hydrodynamique et le rendement de la nage en créant une couche limite d’eau permanente contre la peau, ce qui fait qu’ils glissent dans l’eau facilement.

Contrairement à la plupart des autres poissons, ils n’ont pas de vessie natatoire pour se stabiliser en profondeur mais utilisent le squalène, huile présente dans leur foie, de densité moindre que l’eau pour corriger leur flottabilité négative.

VIDEO REQUINS POINTE NOIRE, BARRIERE DE CORAIL A BORABORA

SENS ET CAPTEURS DES REQUINS

Les requins ont développé au fil de l’évolution des sens complémentaires particulièrement bien aboutis sans lesquels ils ne pourraient prétendre à leur position de prédateurs.
La combinaison de ces sens permet la détection d’une proie potentielle à grande distance et une extrême précision à très courte distance même en absence de lumière ou même si la proie est enfouie sous le sable.

AUDITION ET TOUCHER

L’audition et le toucher à distance sont indissociables chez les poissons.
Ce système accoustico-latéral décèlent des ondes physiques (vibrations) ou ondes mécaniques de pression.

Les requins peuvent capter des vibrations de basses fréquences émises par d’autres poissons ou par un homme en train de nager grâce à un organe typique : le système latéral.
Ils peuvent ainsi toucher à distance. Ce système est composé d’une ligne latérale courant de la tête jusqu’à la queue et d’un canal latéral interne relié à la ligne par un réseau de tubules et de canaux.
Il est sensible à la pression (ou plus exactement aux changements de pression), d’où son rôle de capteur de vibrations mécanisme identique au sonar des bateaux.

La pression ambiante est analysée à chaque instant (donc la profondeur à laquelle l’animal évolue), la force et la direction du courant estimée et la dynamique des proies (jusqu’à la perception des battements de leur coeur) ou d’éventuels prédateurs est assurée.
L’audition est assurée par deux oreilles internes, en relation avec l’extérieur par un étroit canal (difficile à voir).
Les cellules sensorielles auditives reçoivent des vibrations et envoient l’information au cerveau par les nerfs auditifs.
Les requins peuvent entendre des sons pouvant provenir d’une source située à plus de vingt kilomètres de distance.
Il semblerait, d’après expériences, que les requins soient sensibles aux basses fréquences, moins de 1000 hertz (maximalité vers 100 hertz).
Les oreilles ont également une fonction stabilisatrice par rapport à la latéralité de l’animal qui peut ainsi évoluer et se situer dans l’espace aquatique.
Ce toucher à distance et cette perception auditive efficace est un avantage en terme de prédation et de survie.

VISION

La plupart des requins ont une excellente vision même si elle diffère de celle de l’être humain, elle repose surtout sur le contraste et la détection de mouvements.
Les requins chassant en profondeur disposent en plus d’un mécanisme d’amplification de la lumière.
Le grand requin blanc présente la particularité de voir en sortant la tête hors de l’eau tout en s’adaptant à l’indice de réfraction de l’air ; cela lui permet de repérer des mammifères marins sur le sable ou les rochers.

ELECTRO-RECEPTION

Le requin est pourvu de deux organes nommés « ampoules de Lorenzini ».
Ces organes sont capables de détecter des variations infimes de champ électrique. Cela lui permet de se repérer grâce au champ magnétique terrestre mais surtout de détecter l’activité électrique produite par le corps de proies enfouies dans le sable et aussi de poissons en « détresse ».

LE GOUTER

Le sens de gustation est dû à des papilles sensorielles, appelées bourgeons gustatifs, localisées sur la langue, les lèvres, le palais, le pharynx et sur les parois de l’oesophage.
Ce qui explique des régurgitations possibles quand la proie n’est pas du goût du prédateur, mais la morsure d’inquisition est souvent traumatique, voire mortelle.
Il existe également, chez bon nombre d’espèces de requins des cryptes gustatives sur tout le corps qui permettent au requin d’analyser le contact de façon sensitive.
Le squale goûte ses proies éventuelles par une simple bousculade…et affine par la suite sa première impression au niveau de la gueule.
Elles servent aussi à percevoir les variations dans la composition chimique et dans la salinité de l’eau.

L’ODORAT DU REQUIN

Véritable Nez Nageur, comme les appelaient les vieux marins, l’odorat des requins est un modèle de flair aquatique.
Deux narines, au service de l’animal, cherchant inlassablement les pistes odorantes au gré des courants marins.
Remontant alors le tracé d’une proie éventuelle ou d’un partenaire sexuel, les molécules stimulantes sont alors plus concentrées et déclenchent la réaction nerveuse et donc physique (fuite, approche, accélération…).
Cette chémoréception permet également aux requins de distinguer des eaux de salinités différentes.

Les substances détectées (acides aminés, hormones, protéines…) le sont à des concentrations infiniment faibles, de l’ordre pour certaines espèces de un pour cent millions.
Cette capacité, couplée au système accoustico-lateralis, permet aux requins de pister littéralement les propriétaires des dites-odeurs, en analysant le sens du courant.
Ce sens peut détecter des proies de très loin, dommage pour elles… mais aussi de travailler efficacement sur des méthodes répulsives à leur encontre.
Actuellement, deux substances donnent quelques espoirs en terme de dissuasion. L’une extraite d’un concombre de mer, holothurie et l’autre d’une sole, du doux nom de Moïse.

LA REPRODUCTION DES REQUINS

La plupart des requins se reproduisent dans l’océan ; cependant des membres de certaines espèces choisissent les lacs (Amérique centrale).
Contrairement aux autres poissons, les requins ont un mécanisme de reproduction peu efficace ; et très rarement observé.
La maturité sexuelle est atteinte tardivement (plusieurs années), le nombre d’individus par portée est très faible (d’un individu à quelques centaines selon les espèces) et la durée de la gestation est particulièrement longue (de 7 mois à 2 ans).

Le développement des embryons n’est pas identique selon l’espèce considérée ; il peut être :

ovipare : ponte d’oeufs
vivipare : développement dans l’utérus grâce à un placenta
ovovivipare : les oeufs se développent et éclosent à l’intérieur même de l’abdomen de la mère

Dans tous les cas à sa naissance le requin est autonome.

REQUINS EN DANGER!

Les requins sont intensivement pêchés, parfois pour leur viande mais le plus souvent pour leurs ailerons qui constituent l’ingrédient principal de mets (soupe et bouchées) appréciés des asiatiques.
Le nombre de requins tués annuellement dans le monde a été évalué dans les années 1980 à au moins à 100 millions d’individus.
Toutefois, l’intensification de la pêche et l’augmentation de la demande pour les ailerons de requin laissent à penser que ce nombre est fortement sous-évalué aujourd’hui.
Près de 10% des espèces d’élasmobranches (requins et raies) figurent sur la liste rouge de l’IUCN et sont menacés d’extinction à des degrés divers.
La maturité sexuelle tardive, la durée particulièrement longue de la gestation ainsi que la faible production d’embryon rend les requins particulièrement vulnérables à la surexploitation.


LISTE DES ESPECES DE REQUIN

Requin-renard
Requin-renard
Requin aveugle des roches
Requin nez noir
Requin à pointes blanches ; Requin houareau
Requin babosse
Requin gracile ; Requin à queue noire ; Requin bar ; Requin blanc ; Requin dagsit
Requin gris
Requin balestrine
Requin-tigre houareau
Requin cuivre
Requin nene pointe ; Requin tisserand
Requin nerveux
Requin à joues blanches ; Requin nene pointe
Requin soyeux
Requin baleinier
Requin de Galapagos
Requin-baliai
Requin à petites dents
Requin bouledogue ; Requin chasseur
Requin blanc ; Requin bordé ; Requin demoiselle ; Requin néné pointe
Requin longimane ; pointe blanche océanique
Requin à nez rude
Requin à pointes noires ; Requin noir
Requin de sable ; Requin obscur ; Requin sombre
Requin de récif
Requin gris
Requin à taches noire
Requin de nuit
Requin à queue tachetée ; Requin blanc ; Requin tacheté
Requin des sables ; Requin-taureau
Requin brisant ; Requin-taureau bambak
Grand requin blanc ; Requin blanc
Requin chagrin
Requin pèlerin
Requin-chabot camot
Requin-chabot à taches bleues
Requin-chabot gris
Requin-chabot élégant
Requin-chabot taches blanches
Requin-chabot bambou
Requin lézard
Requin-carpette à moustache
Requin-carpette chin
Requin-carpette chat
Requin-chat arlequin
Requin raie
Pilote-requin
Requin-chat cubain
Requin-chat pygmé
Requin-chat à rubans
Requin marteau planeur
Requin demoiselle ; Requin tigre ; Requin tigre commun ; Requin-demoiselle ; Requin-tigre commun
Requin-hâ
Requin dormeur ; Requin nourrice
Requin du Ganges
Requin lancette
Requin-hâ voile
Requin-chat golloum
Thazard requin
Requin-chabot grivelé
Requin-chabot épaulette
Requin-chabot ocellé
Requin-chabot moine
Requin-chabot marquéterie
Requin-hâ dochizame
Requin-hâ aile blanche
Requin perlon ; Requin griset
Requin dormeur cornu
Requin dormeur à crête
Requin dormeur nekozame
Requin dormeur buffle
Requin dormeur taureau
Requin dormeur chabot
Requin dormeur zèbre
Requin aveugle gris-bleu
Requin griset
Requin-vache
Mâchoiron requin
Requin-hâ élégant
Requin-hâ long nez
Requin-hâ à gros yeux
Requin bécune
Requin mako ; Requin maquereau ; Requin-taupe bleu
Squalelet féroce
Squalelet dentu
Requin grandes ailes
Requin long-nez ; Requin-taupe saumon ; Requin saumon
Requin-taupe commun
Requin bondeur ; Requin sagrin
Requin grande gueule
Requin lutin
Requin dormeur fauve
Requin nez blanc
Requin dormeur fauve ; Requin nourrice
Requin citron faucille
Requin citron
Requin malais
Requin féroce
Requin noronhai
Requin tapis barbu
Requin-tapis moustache
Requin-tapis tacheté
Requin-tapis paste
Requin-tapis savetier
Requin-carpette à collarette
Requin carpette roux
Requin-carpette à collier
Requin scie flutian
Requin bleu ; Requin squale ; Requin tchi
Requin scie à long nez
Requin scie à nez court
Requin scie à nez court
Requin scie d’Amérique
Requin-scie
Megalodon (espèce éteinte)
Requin-chat gracile
Requin-crocodile
Requin nourrice à queue courte
Requin à longue dorsale
Requin baleine
Requin blanc
Raie requin
Requin à museau pointu ; Requin à nez pointu
Requin aiguille brésilien
Requin bironche
Requin aiguille gris
Requin aiguille antillais
Requin aiguille réchine
Requin à nez pointu ; Requin aiguille gussi
Requin mamzelle ; Requin raie
Requin épée
Requin marteau cornu
Requin marteau aile blanche
Requin marteau halicorne
Requin marteau écope
Grand requin marteau
Requin marteau tiburo
Requin marteau à petits yeux
Requin marteau lisse ; Requin-marteau commun
Requin aiguillat ; Requin trois piquants
Requin tigre ; Requin zèbre
Requin-tapis cordonnier
Requin à pointes blanches ; Requin corail ; Endormi requin

14 réflexions sur “ Les requins, poissons cartilagineux appartenant au super-ordre des selachimorpha ”

  1. Il est devenu plus que vital pour nous de sauver les requins pour sauver l’ensemble de l’écosystème marin !!
    Regardez le très bon film « Les seigneurs de la mer » pour vous en persuader.

    Les attaques de requins sont plus rares et moins mortelles que les attaques d’hippopotame, éléphants, abeilles ou moustiques, ne nous trompons pas de cible. Le requin est vital pour l’homme… J’espère qu’un jour et urgemment… le public et les médias le comprendront.

  2. Il y a chaque année cinq décès dans le monde qui sont causés par des requins contre cent décès pour les éléphants et les tigres et 1 200 000 par les accidents de la route. En un an, les crocodiles, une espèce protégée, ont tué dans le monde autant de personnes que les requins en un siècle.

  3. Bonjour

    J aimerai savoir comment s appel la fonction qui permet au requin bouledogue de passer indifferement de l eau de mer a l eau douce et inversement.

    Merci d avance

  4. Il y a plus des deces par de piquire d’abeille sur terre que d’attaque de squale, soyon realiste, la autorute 40 a montreal est plus dangereuse

  5. 450 millions d’anne sur terre, redutables animaux,beaucoup de respect pour telles betes………

  6. 465 espece de requin repertorie a nos jours dans le monde, seulement une douzene sont potenciellement dangereux pour la race humaine,que construit et exploite des plages dans le monde

  7. La photo avec le surfeur qui aperçoit une forme dans la vague, ce n’est pas un requin mais un dauphin…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>